Quelle agroforesterie cacaoyère pour quelles chaines de valeur du bois ? Cas d'étude dans la région de Man, Côte d'Ivoire
Ruf, François, Plas, Brieuc
Оригинальная аннотация
La production de cacao ivoirienne s'est déplacée vers les dernières forêts classées et forêts secondaires, notamment dans la région de Man. Une économie informelle du bois se développe en parallèle, et ce, en rupture avec l'histoire ouest-africaine d'exclusion des paysans du marché du bois. Cette étude s'intéresse à l'impact de cette réappropriation sur la préservation de la ressource ligneuse. Des entretiens semi-structurés ont été menés avec des acteurs locaux et des inventaires botaniques ont été effectués dans des cacaoyères. En cohérence avec d'autres études, le premier résultat est que les agriculteurs privilégient les revenus et non les services écologiques dans leurs stratégies agroforestières. Le second est que la présence d'une économie informelle du bois incite les paysans à conserver davantage d'essences à bois d'oeuvre. Cette auto-réintégration des planteurs dans le marché du bois est une condition nécessaire à une agroforesterie cacaoyère "durable".
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